21 févr. 2019

Arrivée au Chili réussie, just arrived in Chili

Chiloe

Nous sommes arrivés à Quellon le 9 Fevrier après 22 jours de mer.
Maintenant nous cabotons tranquillement sur l’île de Chiloe en profitant de l’été.
We arriver in Chile Island the 9th February after 22 days at sea. Now time for cruising in the canals in Chile and enjoy summer!


Rapanui, january 2019

 Rapanui, le bout de la Polynésie, et comment...


Nous sommes partis des Gambier le 16 décembre et nous avons atterri à Rapanui le 8 janvier 2019. 23 jours de mer pour atteindre le petit joyau de la Grande Rapa. (l’Ile  de Pâques, baptisée Rapanui en polynésien, « la grande Rapa » suivant l’île de Rapa, des îles Australes de la Polynésie française).

Tout d’abord, les livres et guides disent vrai. Pour faire les Gambier - l’île de Pâques, on est à contre vent, nous confirmons.... Il y a 1400 miles nautiques, nous en avons fait 2000... sans commentaire... Ok l’anticyclone de l’île de Pâques est bien Sud en été, ok il apporte des vents d’Est, ok on les a dans le nez dans ce sens là. Mais l’île de Pâques valait bien cette navigation fastidieuse et même bien plus encore...
Une véritable surprise, une île sans autre pareil, fascinante et puissante, autant que ces habitants et l’histoire de son peuple. Un joyau du Pacifique préservée et mystérieuse.  On y ressent la simplicité de la vie polynésienne, la rudesse de l’isolement, la force de l’Ocean Pacifique, la grandeur d’un peuple et la complexité de son heritage.

Alors pour les novices, Rapanui a été colonisée par ces premiers habitants, des polynésiens, entre le 8ème et le 12ème siècle. Ils sont venus des Gambier ou des Marquises. Il faudra m’expliquer comment ces navigateurs remontaient contre le vent avec leurs pirogues doubles.... et surtout comment ils ont fait pour sillonner avec tant de précision cet immense océan qu’est l’Ocean Pacifique Sud, pour trouver Rapanui. L’île habitée la plus isolée de la planète: 2000km de la petite l’île de Pitcairn, 3000km des Gambier et 3600km de la côte Chilienne. Avec nos instruments, notre météo, la solidité de notre bateau en alu, notre positionnement GPS, c’est un grand moment d’humilité que de penser à ces navigateurs savants qui traversaient déjà le Pacifique à l ‘époque nous pensions encore que la Terre était plate. Rien à dire, qu’un profond respect pour leurs connaissances. Quand on sait que tout leur savoir ne se transmettait qu’à oral, pas d’écrit, et sans instrument, tout ça porte à grande réflexion...

Enfin bref, pour nous, avec notre voilier qui remonte à peu près au vent la quantité de miles a doublé. Nous avons commencé à rencontrer des vents contraires à 500miles des Gambier. Le vent est resté établi à l’Est pendant les 15 jours qui ont suivis, entre 25 et 15 nds. Noel a été célébré dans la pétole puis le premier de l’an dans une machine à laver. Je me demande toujours pourquoi on oublie tellement si vite les misères que la mer peut nous faire subir: chaleur dans le bateau, vagues qui rentrent par les hublots, position au près en résistance permanente..., mais on oublie et le pire c’est qu’on recommence... avis aux amateurs....pfffff.
Bref, nous avons mis le temps qu’il fallait et les cartes ne s’étaient pas trompées, Rapanui est bien apparue dans l’étrave après 22jours de mer. Incroyable cette île au milieu de cette immensité d’eau. 

Nous avons fait escale à Hanga Roa pendant 10jours. Le temps de se faire confisquer par l’inspection sanitaire nos supers petits citrons cueillis aux Gambier, de visiter l’île et ses « Moai », de se promener, profiter de la plage, des marchés de fruits et légumes frais, faire une angine pour Eva et nous avons repris le large pour Puerto Montt.

La difficulté à arriver à Rapanui des Gambier nous a toujours questionnée sur énergie que nous voulions mettre à y arriver. Ayant entendu toutes sortes d’ histoires sur les mouillages dangereux de l’île, la difficulté à débarquer, la possibilité de ne pas pouvoir rester longtemps ect... nous nous étions vraiment demandé s’il ne fallait pas descendre Sud et rejoindre les vents d’Ouest dominants pour filer en direct sur Puerto Montt. Aujourd’hui la réponse à cette question est évidente: Rapanui vaut sans aucun doute les efforts qu’on y met pour y arriver. Le mouillage de Hanga Roa est profond mais praticable, avec une houle de 3 m d’ouest, les vagues viennent se fracasser sur le rivage rendant le débarquement impossible (pour le grand plaisir des surfers) avec des annexes peu motorisées, comme la nôtre, (4CH). Mais il reste complètement possible aux pêcheurs qui sortent même quand le port est fermé. Les Rapanuis nous ont toujours trouvé une petite place dans leurs lanchas pour nous débarquer ou nous embarquer. Nous avons rencontré un voilier suédois qui a passé 3 mois à Rapanui et c’est avec regrets qu’ils devaient mettre les voiles car leur Visa expirait. 
Donc, tout est possible, et nous retenons encore la leçon de rester concentrer sur ses envies, en se disant que vraiment tout est affaire de points de vue.
bon entendeur salut, l’inspiration du Pacifique , l’authenticité de son peuple ne me, nous, laisse pas indifférent (s) et a été une source de questionnement puis d’inspiration. Il y aurait encore les milliers de lignes à écrire sur ce peuple fascinant et bon nombre de leçons à en tirer dans nos sociétés modernes...

Rapanui, the end of Polynesia, that’s for sure...
Eastern Island, a little diamond in the middle of the non endless Pacific Ocean. What a surprise this beautiful little island raised in the middle of the blue planet ocean. 
We arrived there in January after 23 days of battle again the wind. Yes we confirm that in summer the High goes down, giving Eaterly wind from Gambier to Eastern Island. Twice much more nautical miles, but would have been a shame to miss this little island. 
Now I am really curious to hear about HOW the polynesians people managed to sail all the way from Marquezas Eastwards to Eastern Island between th 8th and 12th century?!? Without any instrument for navigation, only the stars and for sure a deep and very precise knowledge in oceanography, astronomy, meteorology and solid ships to make all the way up there... big thinking for all of them who did this fantastic trip of 1400 miles to the most inhabited isolated island in the world.
We anchored in Hanga Roa at the little village during 10 days. We got introduced to the ’Moai’, went for walks, swimming and cruising. We could have stay for ever... The life in Rapanui is nice, quiet, friendly with his  amount of mistery and people you hardly find others place sinthe world. Such an heritage, such a lively and and civilisation,...
A beautiful and memorable experience of life, now time to sail to Chile, bye bye Rapanui, Bye Bye Polynesia, thank you for all you gave us




6 déc. 2018

Départ pour Rapanui imminent - Soon on the way to Rapanui

Notre escale Polynésienne s'achève. Après 6 mois en Polynésie, Tonga va reprendre le large pour une Trans Pacifique retour vers le Chili. 3400 miles vers le Chili, avec une escale à l’ile de Pâques (Rapanui). Nous avons tous bien profité des Gambier: lagon, ballade, soleil, pêche. Les enfants se sont bien adaptés à leur première école en français, et nagent maintenant comme des petits poissons. L’été est en train de s’installer tranquillement aux Gambier, la température passe gentillement les 30 dégrés l’après midi, il est temps de reprendre la mer vers des régions un peu plus fraîches. Prochaine destination Puerto Montt, le Nord de la Patagonie. Joyeux Noël  à tous.

Our break in Polynesia reaches his end, it is time for Tonga to take off for new horizon. We will depart next week for Chile, Puerto Montt, via Eastern Island. It is 3400miles to cross the Pacific Ocean again for a new cruise in North Patagonia. We had a great time in Gambier: warm and calm. Summer is coming now, reaching 30degreeC in the afternoon, we are happy to head to cooler destinations now. We can only just recommend Gambier as a break, it is calm, beautiful lagoon to sail at week end, lovely people, nice food and not too warm, the pocket version of Polynesia. Merry Christmas to all of you. 

10 sept. 2018

Archipel des Gambier, la pause polynésienne / the Polynesian break


Le bout du monde, version polynésienne, cherchez plus ça y est on l’a trouvé!
Voilà Tonga mouillé dans la baie de Rikitea, sur l’ile de Mangareva aux Gambier. Voici notre pause pour été austral. Nous sommes arrivés il y a quelques jours et comptons rester jusqu’à la fin de l’année avant de reprendre le large pour le Chili. Eva et Louise viennent de rentrer à l école, ( Rentrée le 16 Août) et nous? On végète ... Contents quand même d’avoir une petite pause sur le job d’enseignant. RAS à part quelques pousses pieds et algues sur la coque, Tonga se porte bien, comme son équipage.
Nous nous acclimatons aux tropiques en passant par: la chaleur, les baignades, le soleil qui se couche à 18h et se lève à 6h (là où les Mangareviens sont déjà tous debouts depuis 5h), la vie paisible des îles où le temps s’écoule et s’immobilise au grès du vent et du clapotis des vagues. Les Gambier ont la végétation luxuriante que nous avions rencontré aux Marquises, et sont pourvus d’un lagon ouvert qui permet la baignade et la découverte de la faune sous marine. De plus, l’archipel est en dehors de la zone cyclonique, ce qui nous permet de repartir à notre grès sans attendre la fin de la saison dangereuse. Bref pour nous, c’est la parfaite escale pour profiter de la Polynésie. Surtout que pour ma part, les Gambier sont situés à 23° de la latitude Sud, donc on est descendu de 7º au thermomètre depuis les Tuamotu où Marquises, alors même si Franck a ressorti la couette d’hiver, et que le monoi fige (en dessous de 20 degré) , moi j’apprécie. 30° la nuit et 38° le jour, c’était vraiment trop de choc thermique après l’Arctique!
La suite au prochain épisode, bonne rentrée à tous

The end of the world, in the middle of the Pacifique, no doubt, Pitcairn is not that far...
After 6 months at sea and few miles later, here we are for our summer break, in the Gambier. The most isolate archipelago of French Polynesia. Eva and Louise started school last week for their first French class teaching ever. We are all curious to see how that goes, for the moment everything is great and Louise is even picking already up some local language the magarevian... Gambier is archipelago of several islands, it has a lagoon and a sharp landscape as we could find in Marquezas. It is really green and many fruits grow around here. Only 1700 inhabitants, with everything you need for liv ing. Time goes slow as it does on all those islands in the middle of the Pacific Ocean, sweet the end of the world dreams in cristal clear water, full of fish and shell sandy beach...
We planned to stay here for a 4 months break until to sail to Chile at the end of this year 2018.

Take care everyone,